samedi 23 février 2013

Ce qu'il en (re)connaîtra

Il ne connaît rien de tout cela.

Il ignore à peu près tout.
Et c'est cela qui est joli.

Ses souffles sont encore blanchis
Par l'hiver dont il sort à peine.

J'aurais voulu lui dire
Tout ce qu'il y a à dire.

Mais pourquoi gâcher de si belles surprises ?

Le jour se lève à peine, pour la première fois
Cela se sent, cela se voit.

Ses yeux se perdent sans cesse
Sur ces choses du Monde Nouveau
Qui l'entoure à présent.

Le voilà qui sourit.
Souriant comme le jour
De celui qui lave nos nuits
Qu'on ne connaissait plus
Que l'on croyait mort
Que l'on savait perdu.

Il n'est pas encore éclos
Tout juste est il bourgeon ;
Mais il le sera bien assez tôt
Alors soyons là et ouvrons.

Ouvrons ce qui s'ouvre.
La première des portes,
De celle qui dit "Bravo"
De celle qui dit "Well done"
Et bienvenue au club.

On en ferai bien
Un compagnon de nuit
Ou de galère.
Mais pour cela
On attendra d'autres hivers.

Les trilles tournaient  sur sa main.
Tels de blancs rayons de lune
S'étiolant sur ses joues.
Il souriait aisément
Ses yeux s'essoufflant dans les miens.
On aurait bien dit Versailles
Mais c'était surtout Sans-Soucis.

Et puis la nuit repris son culte.
Ses offrandes nocturnes,
En silence, dans la pièce d'à côté.

"Good Night and Good Bye"
Le plus beau des adieux
Par ce qu'il n'engage à rien
Et qu'il est entêtant.
N'insultons pas l'avenir
Il saura revenir.

La nuit n'aura plus rien à dire.
Il saura alors tout.
Et déjà, pour la deuxième fois
Sur son corps et ses draps,
Le jour se lèvera.

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